Nouvelle carte RGA : 55 % du territoire en zone à risque. Comment vérifier l’exposition de votre maison, comprendre l’impact sur l’assurance habitation et la CatNat.

Comprendre la nouvelle carte RGA et vérifier l’exposition de votre maison

Vous venez de recevoir votre avis d’échéance et la prime d’assurance habitation a bondi de 15 % ? La nouvelle carte RGA assurance habitation 2026, qui actualise la carte nationale du retrait gonflement des argiles, rebat les cartes pour 12,1 millions de maisons individuelles exposées en France. Pour un propriétaire occupant, le premier réflexe consiste à vérifier l’état d’exposition de sa maison sur le site Géorisques.

La carte RGA, publiée par l’État, classe chaque commune selon le niveau d’exposition du sol aux argiles sensibles au phénomène retrait gonflement, avec des zones en exposition moyenne, forte ou faible. Concrètement, ces argiles se rétractent en période de sécheresse puis se dilatent lors du gonflement argiles après les pluies, ce qui fragilise les constructions et provoque des fissures parfois spectaculaires. Ce phénomène RGA, ou phénomène retrait gonflement des argiles RGA, explique à lui seul près de 240 000 sinistres RGA entre 2018 et 2022, soit 58 % de tous les sinistres recensés depuis la création du régime CatNat.

Pour consulter la nouvelle carte exposition, vous saisissez l’adresse précise de votre maison sur georisques.gouv.fr, puis vous affichez la carte nationale d’exposition RGA et le diagnostic de vulnérabilité maison associé. Le site détaille l’état d’exposition de la parcelle, la nature du sol et le niveau de prévention recommandé, ce qui permet d’anticiper les dommages potentiels liés au phénomène retrait. Cette étape vaut autant pour les maisons existantes que pour tout projet de construction ou de vente de terrains situés dans une commune nouvellement classée en exposition moyenne ou forte.

Passage en zone à risque : conséquences sur CatNat et obligations pour les constructions

Le basculement d’une commune en zone orange ou rouge sur la nouvelle carte RGA assurance habitation 2026 n’est pas qu’un détail administratif. Ce changement de nationale exposition aux argiles RGA conditionne l’accès au régime des catastrophes naturelles pour la sécheresse et le retrait gonflement des sols argileux, avec une franchise légale sécheresse aujourd’hui fixée à 1 520 euros par sinistre. En pratique, plus votre exposition est forte, plus les sinistres RGA sont probables et plus votre assureur va scruter le dossier technique de la maison.

Pour les constructions neuves, l’État impose désormais une étude de sol obligatoire dans les zones à exposition moyenne ou forte, afin d’adapter la construction au phénomène RGA. Cette étude géotechnique, ou étude de sol détaillée, sert de base aux prescriptions de construction : profondeur des fondations, traitement du sol, gestion des eaux pluviales pour limiter le retrait gonflement. Sans cette étude géotechnique, un assureur peut considérer que la vulnérabilité maison n’a pas été correctement prise en compte et restreindre certaines garanties de l’assurance habitation en cas de sinistres liés à la sécheresse.

Pour un bien existant, le passage en zone à risque sur la carte exposition ne remet pas en cause automatiquement la garantie CatNat sécheresse, mais il peut influencer la politique de prévention de votre assureur. Certains contrats d’assurance habitation exigent déjà un diagnostic de vulnérabilité ou des travaux de prévention ciblés avant de maintenir des franchises standard sur les dommages structurels. Avant de signer un nouveau contrat, comparez noir sur blanc les conditions d’indemnisation sécheresse, comme vous le feriez pour les exigences liées au DPE et à l’assurance habitation détaillées dans l’analyse sur la réforme énergétique publiée par Meilleure Assurance Habitation.

Votre maison passe en zone RGA : démarches, travaux et stratégie d’assurance

Quand la nouvelle carte RGA fait basculer votre maison en zone à risque, l’inaction coûte cher le jour des fissures. La première étape consiste à constituer un dossier technique solide : plans de construction, éventuelle ancienne étude de sol, photos datées de l’état des façades et des intérieurs. Ce dossier facilitera toute future déclaration de sinistres RGA et permettra à l’expert d’assurance de distinguer les dommages anciens des désordres nouveaux liés à la sécheresse.

Sur le terrain, la prévention passe par des travaux ciblés pour réduire la vulnérabilité maison face au retrait gonflement des argiles. Gestion des arbres proches des fondations, drainage périphérique, reprise des évacuations d’eaux usées et pluviales, ces interventions limitent les variations d’humidité du sol et donc le gonflement argiles. Pour les maisons les plus exposées, une nouvelle étude géotechnique peut être pertinente afin d’actualiser le diagnostic de vulnérabilité et de prioriser les travaux structurels, en particulier avant une vente de terrains ou une extension de construction.

Sur le plan contractuel, signalez à votre assureur le changement d’état d’exposition issu de la carte RGA assurance habitation 2026 et demandez une confirmation écrite du maintien de la garantie CatNat pour la sécheresse. Profitez en pour revoir les clauses de prise en charge des dommages structurels, en les confrontant aux obligations de gros travaux détaillées par l’article 606 du Code civil, analysé en profondeur sur Meilleure Assurance Habitation. Enfin, gardez un œil sur les nouvelles pratiques de tarification liées aux données de risque, notamment lorsque certains assureurs croisent déjà la carte nationale RGA avec d’autres indicateurs de catastrophes naturelles ou avec des données issues d’objets connectés, comme le montre l’enquête critique sur la lecture des capteurs domestiques par les assureurs publiée sur le même site.

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